Smart City ; le concept

Le concept de Smart City est né au début des années 2000. C’est ainsi qu’on nomme une nouvelle (?) approche de la ville, un modèle de ville qui résulte en premier lieu de la concentration, de plus en plus importante, des individus en zone et périphérie urbaines. En fait, les villes concentreront 70 % de la population mondiale en 2050 et généreront près de 80 % des émissions de gaz à effet de serre.

Une manière de répondre à ce grand enjeu sociétal, politique et environnemental, c’est justement de rendre les villes plus intelligentes grâce notamment aux nouvelles technologies et à une gestion (et stratégie) numérique. Parmi les mots d’ordre : open data, dématérialisation, interconnexion généralisée.

La ville intelligente est donc la ville connectée, voire ultra-connectée, dotée de fortes connotations futuristes. Il suffit de penser aux Supertrees de Singapour, ces structures immenses en forme d’arbres, hautes de vingt-cinq à cinquante mètres, qui, entre autres, éclairent, récoltent l’eau de la pluie et sont recouvertes d’une espèce de « peau vivante » qui soutient 162.900 plantes.

crédit photo : Flickr

Le choix des termes est révélateur, comme toujours ; parler de villes intelligentes signifie que la transition numérique est réservée aux zones urbanisées et aux métropoles qui ne représentent, ne l’oublions pas, que 2 % de la surface de la planète. Il importe donc d’adopter régulièrement le point de vue des territoires intelligents.

Une introduction aux villes intelligentes avec un petit historique : https://www.opendatasoft.fr/2016/04/29/cest-quoi-la-smart-city-une-introduction-a-la-ville-intelligente/

Pas de ville sans citoyens

Les propos, les théories, les exemples ne manquent pas sur ce que l’on nomme les Smarts Cities ; cependant on s’interroge beaucoup moins paraît-il sur les habitants des villes intelligentes. Or, pour reprendre les paroles de la sociologue Marie-Christine Zelem, « pas de smart cities sans smart habitants » !

Si la mise en place de villes intelligentes est l’affaire de spécialistes et autres visionnaires, leur bon fonctionnement dépend essentiellement de leur appropriation par les habitants. Sans leur participation active, les effets des technologies nouvelles restent limités et sans intérêt réel. L’homme doit être au cœur de la transformation de la ville pas en tant qu’usager seulement, mais, avant tout, en tant que citoyen.

Pinelopi_S

décembre 10, 2018

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